"C'est l'été. A la faveur d'une saturation dans l'ordinaire
des jours se produit par effraction un minuscule accident. Un bref
soulèvement. Cet ajour révèle un lointain qui, par échos successifs
de plus en plus rapprochés, provoque un long glissement syncopé
vers un point aveugle. Le point est atteint. Résonnent alors une
familiarité inouïe, les retrouvailles avec une évidence jamais
connue, qui pourraient signer la fin d'un inexplicable exil. A
rebours." L. Maternati
"Si ce monde n'était pas sans cesse parcouru par les mouvements
convulsifs des êtres qui se cherchent l'un l'autre....ll aurait
l'apparence d'une dérision offerte à ceux qu'il fait naître".
Georges Bataille, cité par Maurice Blanchot dans "La communauté
inavouable"
Sur mon âne blanc
au devant de Purcelle
je chante à tue la tête
des jours fériés
c'est à califourchon oui bien si bien
all that's good
qu'est ce que tu dis si bien oui si bien
away I stay awway away
il pleut sur la pluie
la pluie pleine d'eau de lahaut
la haut delà de
ça bout dans la marmite ma mie!
ventre plat je serai loin de toi
oui bien si bien tant bien qu'à la fin
intervient cruchon, la bonne cruche
oui elle était bonne comme du bon lait de la vache bien
aimée
appelée du nom de sa victime:
marguerite chérie my love on the rock at the clok
slap my Elvis
et bois
toi tu fais la délitation transversale
et la tisane entre dans mon intérieur et tire mon ventre
à plat bien comme la nappe
pour que je sois heureuse en écoutant Peurceul
je le suis
sur mon lapin blanc blanc comme quand ya pas de couleur,
c'est propre
le 31 mars j'expire
je passe la date limite...
une guitare électrique rouge..
Ce dont je me
souviens est habité par l'oubli. Le temps se morcelle, apparaît la
discontinuité. Le silence n'est pas l'oubli. Le silence est plein.
Quelque chose voudrait surgir, quelque chose pousse, percute,
quelque chose qui déjoue le déroulement du temps. Ca surgit et ça
tape, juste ça. La conscience
parcellaire. La granulation de l'oubli, la bribe, et l'émotion qui
relie tout.
durée:
9mn15