Une tombée du jour sur le
Mekong: j'enregistre et je trouve que chaque chose, chaque
surgissement, chaque glissement est écrit comme une pièce; j'écris
donc la partition de cet instant et je refais chaque son;
puis il faut retrouver ce que notre perception a voulu nous
dire , ce qui demande de prolonger l'écriture, de prendre des
chemins dérivés, d'inventer à nouveau, de retranscrire,
en fait, d'interpréter le réel.
Sonographiques,
extrait
Nous poursuivons,
avec Emma Loriaut , le travail abordé sur "réversinator" dans les
"hors-lits" Marseille.
Performance singulière en
appartement pour cette édition à Montpellier; le titre :"Dasein" et
une définition possible du dasein:
"le Dasein (l'être-là) se
distingue de tous les autres étants: il est le seul étant qui se
pose la question de l'être. Il en va de l'être de cet être.
Toutefois, cette responsabilité est évacuée par les distractions et
l'oubli de l'être qui, essentiellement, sont les conséquences du
constat angoissant de la finitude de l'être du Dasein. En d'autres
termes, le Dasein est un être fini qui n'a d'autre destination que
la mort."
www.horslits.com
Sur une initiative de
Guillaume Loizillon,nous avons proposé, avec la photographe Sabrina
Martinez "HORIZONTALS"
les phohophotographies
c'est par ici: PHONO
PHOTO
lignes de fuites: concert acousmatique solo avec ordinateur et
tables sonores:
«
L’horizon, ligne intime du point et de l’infini nous
garanti un équilibre oscillant entre la densité et le
vide.
Quelque
chose est en train de s’ouvrir sous nos pieds »
pour la
journée portes ouvertes de la
"compagnie" à Marseille et en présence de Jacky le Dévéhat qui
présentait son solo: Introspectiv G.
Souvent la
question se pose du plaisir de l'entendre, de la jouissance de
l'écoute du plus petit, de l'infime, d'une variation de souffle du
déplacement des choses; de la position de ces choses l'une par
rapport à l'autre, de leur mouvement continu ou soudain. Cet
infiniment petit du son joue de notre perception croisée de
l'intérieur et de l'extérieur. Cette presque hallucination
membranaire nous donne la jouissance de la possession fugace de
l'instant de l'écoute;
Quelque chose
à bougé, au loin et pourtant ce qui vibre est minuscule et fait
déjà parti de mon intérieur. Je crée donc ce lien fugace et
néanmoins vertigineux entre deux points de présence presque
instantané; mais c'est ce presque, cette ligne vibratoire, ce
déplacement d'air presque matériel qui étends mon corps dans
l'espace et dans le temps déconstruisant brièvement un agencement
des choses visible et mesuré.
Cette
permissivité des états, des corps et des espaces dans lequel nous
plonge l'écoute nous garde dans le sourire du
merveilleux.
p2b/dec 2010