c'est un travail d'expérimentation où le sens de la parole n'est pas le sujet, mais se joue dans une expérience de la durée et de la répétition,une expérience de l'écoute; la partition sonore ouvre des portes ou non, donnes des pistes mais peut-être pas les bonnes; c'est la recherche d'un instant de grâce qui peut vite devenir combat.
Finalement tout aurait dû commencer le jour où, du haut de mes douze ans je m'efforcais de jouer quelques morceaux de triste variété sur mon fameux orgue Bontempi; j'ai bien essayé ensuite de faire la même chose avec un harmonica, sans grand succés. C'est là que j'ai abandonné la musique.
Je me lance donc dans des études
à l'école des beaux arts de Grenoble puis de Lyon ou
j'entreprends un travail d'images fixe et animées. Le besoin
d'exploser le cadre se fait alors sentir, je rejoins les
routes, les garages, les abattoirs , les sites industriels pour y
partager quelques fabuleuses aventures de théâtre de
rue en y fabriquant des décors improbables; mais cela
bientôt ne suffit plus: j'entre alors dans le jeu, j'entre
dans la danse, le corps se confronte à l'espace. Et bien
sûr ce besoin d'investir l'espace m'envahit tant et si bien
que le son, élément impalpable et infini, ondulatoire
grandiose, devient mon médium de prédilection.
Après une formation à l'INA, sur les techniques
d'exploitation du son et à Radio France en sonorisation, je
commence à composer et diffuser pour des spectacles
chorégraphiques. Je développe une idée de
création autour de l'espace sonore.Puis d'autres espaces de
diffusion s'offrent à moi: la radio, l'installation, la
poésie, la composition pure.
Je rejoins la classe de composition électroacoustique
à la cité de la musique de Marseille , et pour
Noël je m'achète une guitare électrique
rouge..
"Ecce Homo" par la
cie Trace(s) en Poudre
composition spatialisée sur 8 enceintes disposées
autour du public/ la diffusion se fait à partir du logiciel
Holophon.
Cette composition a été écrite dans le
même temps d'écriture du spectacle, à partir
d'une recherche liée aux séances d'improvisations. La
composition se mêle aux sons directs produits par les
comédiens, l'espace environnant, ou des objets sonores sur
scène. Le spectacle est joué en extérieur et
sur chaque lieu un petit inventaire de sons appartenant ou pouvant
appartenir à l'environnement réaliste est
intégré à la partition.